Le cuir marocain s'invite sur le marché de Noël

Le cuir marocain s'invite sur le marché de Noël

Depuis qu'à 18 ans, il a découvert le Maroc et Marrakech en particulier, pas une année ne passe sans que Nicolas Folliau, globe trotteur dans l'âme, n'y retourne. Il a même fait de sa passion son métier. Dix ans qu'il travaille avec les articles marocains après avoir obtenu son BTS force de vente.

Fer forgé, lampes, boites en racines de thuya, « il faisait de tout », glisse son ami « Gégé » d'un stand voisin. Avant de se recentrer sur les chaussons et les sacs en cuir. Il a acquis un atelier de couture marocain avec deux salariés l'année dernière, à Marrakech. « Nous recevons les pièces de cuir de vachette ou de boeuf déjà teintées. Nous les coupons et les assemblons. On peut aussi les patiner. » Coût du produit fini : entre 25 et 170 €.

« Je suis à ma place »

Dans sa vie sur les marchés, qui l'occupe huit à neuf mois par an (les mois où il n'est pas au Maroc), Nicolas ne ressent pas de solitude. « Ma famille ne me manque pas, non. Je repasse à Dinan où j'habite entre les marchés, braderies ou parc-expo. Je me sens moins seul que quand j'étais salarié par exemple. Je suis à ma place. »

De Mayenne où il expose pour la première fois, Nicolas gardera un bon souvenir : « L'association du marché de Noël est vraiment sympathique. Les gens sont adorables. Vraiment. C'est tout petit ici, mais parmi la quarantaine de braderies et salons que je fais chaque année, ce lieu me plaît, je reviendrai. » Nicolas, le Dinannais, l'avoue les endroits où il préfère déballer, ce sont sur les braderies des côtes bretonnes. Sur le stand de Nicolas Folliau : cartables, besaces de différentes tailles, sacs à main, chaussons. Un producteur de sureau et un exposant de produits fantaisie asiatiques font également partie des nouveaux exposants...

Source  :  www.ouest-france.fr